Les InterventionsChirurgie de la paroi abdominalePlastie abdominaleLa forme et le volume de l’abdomen varient considérablement au cours de la vie des patientes. Les raisons sont nombreuses : les grossesses, interventions chirurgicales, surcharge pondérale, etc. Le trois composantes de la paroi abdominale sont la peau, la graisse, et les muscles sont plus ou moins altérés selon les cas. Les disgrâces qui affectent la paroi abdominale sont particulièrement mal ressentis et mal vécus. Dans le domaine de la paroi abdominale, il n’y a pas une seule technique qui puisse être appliquée à tous les cas. Il convient de bien analyser les lésions et de savoir prendre en compte plusieurs paramètres : l’état de la peau, importance de la surcharge graisseuse, tonicité des muscles abdominaux, morphologie générale de la patiente ou du patient. De cette analyse, on lui dira la stratégie la mieux adaptée à chaque cas. L’apparition de la lipoaspiration a transformé la chirurgie du ventre. Elle permet en effet de réduire l’importance de l’intervention et de cicatrices résiduelles. Schématiquement en présence d’une demande de correction chirurgicale de la paroi abdominale, deux cas de figure pour la conserver : soit une lipoaspiration abdominale sera envisagée isolement, soit il faudra avoir recours à une plastie abdominale ou « abdominoplastie » associée généralement à une lipoaspiration. Principe de l’interventionLe but de l’intervention est de restituer une silhouette harmonieuse. Le but de l’abdominoplastie consiste à réduire chirurgicalement l’excédent de peau et de graisse en tendant la paroi abdominale vers le bas et en réséquant l’excédent. Le nombril est replacé en bonne position. Parfois il est nécessaire de resserrer les muscles abdominaux, de corriger une hernie ou de pratiquer un acte de liposuccion. Quelles sont les conditions préalables à l’intervention ?Un poids stable, normal ou proche de la normale, est souhaitable avant l’intervention. Un bon état de santé et un bilan préopératoire sont nécessaires (anesthésique et biologique). Ce bilan pré opératoire est effectué à la clinique dans les semaines qui précèdent l’intervention et comporte une consultation pré anesthésique avec le médecin anesthésiste. L’arrêt du tabac est vivement conseillé. Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédent l’intervention. Quel est le type d’anesthésie ?L’abdominoplastie nécessite pratiquement toujours une anesthésie générale. Cette intervention dure en moyenne 2 heures. Quelle est la durée de l’hospitalisation ?L’hospitalisation dure entre 2 et 5 jours. Quelle est la durée de l’arrêt de travail ?Il faut prévoir un arrêt de travail de 2 à 4 semaines. Quelle est la durée des pansements ?Il faut prévoir des pansements pendant 2 à 3 semaines après l’intervention. Il est nécessaire de porter une gaine de soutien pendant 2 mois, dont 1 mois jour et nuit. La patiente est revue par le chirurgien vers le 15 ème jour pour ablation des points de suture et surveillance. La patiente peut alors prendre sa première douche. La consultation suivante à un mois, trois mois et un an, permettront de juger l’évolution du résultat. Quand peut-on reprendre une activité sportive ?Il est conseillé de limiter les activités sportives au moins pendant un mois et demi. Quelle est l’importance et l’évolution des cicatrices ?La cicatrice est une suite obligatoire de cette chirurgie. Notre but est d’obtenir une cicatrice de la meilleure qualité possible. L’évolution des cicatrices dure de 1 à 2 ans. Elles sont fréquemment rouges et indurées au cours des premiers mois, période pendant laquelle il est nécessaire de les protéger de l’ensoleillement (écran total). Il existe une phase de maturation cicatricielle tout à fait normale qui fait passer la cicatrice d’une couleur rouge à une couleur pâle et s’étale entre 12 et 18 mois. Le massage permet d’accélérer l’évolution. Leur qualité dépend de la technique chirurgicale et de facteurs propres à chaque patient (âge, race, type de peau). La longueur et les dispositions des cicatrices sont variables selon les patientes. Existe-t-il un inconfort et des douleurs post opératoires ?Il existe habituellement un œdème (gonflement), ecchymoses (bleus), qui s’amenderont progressivement. L’œdème aura totalement disparu en trois mois, ce qui permettra de juger au mieux les résultats. Les douleurs sont modérées et sont calmées de façon systématique par des médicaments antalgiques et parfois anti-inflammatoires. La survenue de complications peut allonger la durée de l’hospitalisation, de soins et d’arrêt de travail. En cas de résultat insuffisant (cicatrice asymétrique, ombilic insuffisamment extériorisé…), une retouche chirurgicale sous anesthésie locale est toujours possible et représente un geste mineur par rapport à la première intervention. Que faut-il éviter de faire après l’intervention ?Vous devez suivre scrupuleusement les recommandations de votre chirurgien au niveau de l’activité sportive et des efforts. Une grossesse ou une variation de poids importante, peuvent altérer durablement le résultat. Il est conseillé vivement de ne pas réaliser une grossesse dans l’année qui suit l’intervention. Une anti coagulation est-elle nécessaire pour cette intervention ?A la sortie de la clinique, l’anesthésiste vous prescrira une anti coagulation à dose iso coagulante afin de prévenir tout risque thromboembolique. Vous devrez également porter des bas de contention pendant votre hospitalisation et le temps pendant lequel vous vous sentirez fatigué. Il est important que vous marchiez dès le lendemain de l’intervention. Quel est le coût de l’intervention ?L’intervention est depuis début de l’année de 2005 de plus en plus rarement pris en charge par l’assurance maladie. Cette prise en charge correspond à des caractères précis (ventre en besace), avec des signes fonctionnels, (douleurs du dos et problèmes cutanés). Seuls quelques patients peuvent bénéficier de cette prise en charge. En dehors de ces cas, cette chirurgie appartient à la chirurgie esthétique. L’intervention a un coût qui varie entre 2 500 et 5 000 € selon l’importance de l’intervention et la prise en charge par la sécurité sociale. |
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