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Pose de prothèses mammaires à Paris : chirurgie esthétique des seins
Pour les femmes dotées d'une petite voir très petite poitrine, la pose d'implants mammaires permet de modifier la situation. Selon la situation de la patiente l'aumgentation mammaire sera prise en charge ou non par la Sécurité Sociale, la pose de prothèses mammaires pourra être partiellement remboursée

Augmentation mlammaire en chirurgie esthétique des seins, pose d'implants mammaires


Cabinet virtuel de chirurgie esthétique plastique et reconstructrice regroupant des chirurgiens plasticiens mettant leurs compétences en commun pour offrir la meilleure qualité possible de soins aux patients.

Les Interventions

Augmentation (prothèses mammaires)

Les implants mammaires
Quel type d’implants existent-ils aujourd’hui ?

Il existe deux formes de prothèse :

  • Les prothèses rondes : qui sont plus ou moins larges ou plus ou moins projetées
  • Les prothèses anatomiques : en forme de gouttes d’eau

L’utilisation de l’une ou l’autre des prothèses dépend du poids de la patiente, de l’épaisseur du tissu sous cutané de la région mammaire, de l’importance de la glande mammaire existante, de la silhouette du thorax de la patiente et de la forme souhaitée par la patiente.

Les deux types de prothèses sont aussi bien utilisés en reconstruction et en chirurgie esthétique.

Tous les implants mammaires sont composés d’une enveloppe en élastomère de silicone. Le contenu de cette enveloppe peut être soit du gel de silicone, soit du sérum physiologique. La silicone à l’heure actuelle est la préférence de la plupart des chirurgiens en raison de ces excellentes propriétés mécaniques et de meilleurs résultats cosmétiques.

Comment choisir la taille des prothèses ?

En chirurgie esthétique :

On peut discuter avec son chirurgien de la taille de la poitrine désirée. Le chirurgien sera vous conseiller au mieux l’implant adapté à votre morphologie. Le but étant à chaque fois d’augmenter de façon notable la projection mammaire et d’obtenir un résultat le plus naturel possible.

Il est intéressant de venir à la consultation avec un soutien-gorge sans renforcement et un tee-shirt qui moule la poitrine afin de pouvoir discuter avec le chirurgien en face d’un miroir du volume et de la forme souhaités. Une photo de magazine peut également être utile.

En reconstruction mammaire :

Le chirurgien devra adapter le volume de la prothèse à celui du sein controlatéral.

Il est également associé un geste de symétrisation du sein n’ayant pas été touché par le cancer pour harmoniser au mieux la poitrine.

Les implants présentent-ils tous les mêmes sécurités ?

Actuellement il est impossible d’affirmer scientifiquement qu’un implant soit meilleur ou moins bon qu’un autre pour la santé des patientes. Les normes de fabrication sont strictes et applicables à tous les fabricants. Il appartient donc au chirurgien de choisir les implants qu’il souhaite parmi les différents fabricants, qui sont à l’heure actuelle à égalité quant aux normes de sécurité.

La silicone présente elle un risque pour la santé ?

La silicone est connue depuis les années 50 comme un matériel implantable. Elle est considérée comme le bio matériau le mieux toléré car elle est inerte et non allergisante. Toute présente de silicone dans l’organisme humain est toujours issue d’un apport extérieur. Les molécules de silicone sont introduites dans le corps humain dès la naissance. On estime à environ 6 grammes la quantité de silicone présente dans l’organisme d’un adulte. La silicone est utilisée comme lubrifiant d’aiguilles, de seringues, et d’instruments de chirurgie mais aussi dans les colles, les anti-adhésifs, dans certains pansements et surtout en cosmétologie. On les retrouve dans les tétines de bébé, les crèmes solaires, les rouges à lèvres, les déodorants et de nombreux médicaments etc.…

La silicone a été incriminée comme pouvant déclencher des maladies auto-immunes chez certains sujets. Aujourd’hui il n’existe aucune preuve tangible scientifiquement reconnue du risque de maladie auto-immune sur prothèse en gel de silicone.

A l’heure actuelle il existe plus de 11 millions de patiente ayant des implants mammaires et il est logique d’observer chez ces femmes de multiples phénomènes pathologiques qui ne sont pas liés aux implants mammaires.

A quel âge peut-on poser une prothèse mammaire ?

En théorie en chirurgie esthétique on peut implanter une prothèse mammaire après la puberté, en s’assurant que le sein n’évolue plus en forme et en taille depuis plus d’un an. Toutefois une intervention chez une jeune femme doit être mûrement réfléchie. L’évolution hormonale et la prise éventuelle d’un contraceptif peuvent modifier la taille de la poitrine chez la jeune femme. On doit donc attendre la fin de la puberté au minimum.

Il n’y a pas d’age limite pour la pose d’une prothèse mammaire. Il faut comprendre que la pose d’un implant mammaire sur un sein ayant connu des variations de poids, des grossesses multiples et une involution graisseuse (liée à l’âge), est très différente de l’implantation sur un sein de jeune femme. Il faut souvent associer à l’implant mammaire une cure de la ptose du sein (chute du mamelon).

Seul l’état général et le facteur limitant, il faut qu’il puisse autoriser l’anesthésie générale.

Où pose-t-on une prothèse mammaire ?

Un implant mammaire est posé soit sous la glande (position rétro glandulaire ou pré pectorale), soit sous le muscle grand pectoral (position rétro pectorale).

La première position est plus anatomique et permet de mieux corriger la chute du mamelon.

La seconde position permet de moins sentir la prothèse au toucher surtout lorsque il y a peu de tissu glandulaire.

La position rétro pectorale est systématique en reconstruction mammaire.

Où se situent les cicatrices ?

L’incision utilisée pour la pose d’un implant mammaire dépend de la morphologie de la patiente, du volume envisagé, ainsi que du souhait de la patiente mais aussi des habitudes du chirurgien. Ces incisions peuvent être situées au niveau de l’aréole, dans le creux axillaire, ou dans le sillon mammaire. Le chirurgien expliquera à la patiente la manière précise, la technique et la méthode la plus adaptée.

En reconstruction mammaire, une reprise de la cicatrice de mastectomie pour placer l’implant est le plus souvent favorable.

Les douleurs de l’intervention sont-elles importantes ?

Il faut savoir que le ressenti de l’intervention est très variable selon les patientes et la sensibilité à la douleur est quelque chose de très personnel.

Une prise en charge spécifique de la douleur est maintenant réalisée à titre systématique pour que toutes les patientes vivent de manière la plus confortable possible l’intervention. Des antalgiques sont mis pendant l’intervention dans les tissus décollés puis sont passés le temps de l’hospitalisation dans les perfusions et enfin des antalgiques sont donnés à la sortie à prendre à titre systématique pendant quelques jours en comprimés. En général, lorsque l’implant est mis juste derrière la glande, les suites opératoires sont peu douloureuses avec simplement une sensation de tension des seins pendant quelques jours.

Si l’implant est posé derrière le muscle, les suites sont plus douloureuses et nécessitent l’utilisation d’antalgiques plus longtemps.

Quand peut-on reprendre son activité professionnelle ?

Tout dépend de l’activité professionnelle que vous avez.

Il faut compter au minimum une journée d’hospitalisation et au moins 8 à 10 jours de congés dans les suites de l’intervention.

Il faut éviter pendant ce congé, le port de charges lourdes, la pratique du sport et la conduite automobile.

Quelle est la durée des soins ?

En général, des soins sont pratiqués par une infirmière à domicile. Ces soins sont relativement simples et réalisés tous les trois jours par une simple désinfection de la cicatrice avec la pose d’un pansement.

A 15 jours, les fils sont retirés par le chirurgien et une pommade cicatrisante est à appliquer sur la cicatrice pendant un mois.

Il est également important de porter un soutien-gorge sport sans armature pendant deux mois afin de bien maintenir les seins.

Ce soutien-gorge vous aidera sur le plan de la douleur en immobilisant vos seins et également assurera la bonne position de ceux-ci.

Quand peut-on reprendre une activité sportive ?

Lorsque la prothèse est posée derrière le muscle pectoral, une contraction important de celui-ci pourrait déplacer la prothèse. La poitrine est transitoirement gonflée avec une sensation de tension, parfois plus sensible au toucher. Il est donc préférable d’attendre au moins 1 mois à 1 mois ½ avant de reprendre le sport, en particulier pour les sports sollicitant les muscles pectoraux : golf, tennis, équitation, natation, gymnastique…

Quand peut-on reprendre une activité sexuelle ?

Vous pouvez reprendre une activité sexuelle relativement rapidement mais il faut laisser au repos vos seins pendant au moins 3 semaines. Il s’agit surtout d’avoir du bon sens et tant que les seins sont sensibles, il faut éviter des les mobiliser.

Existe-t-il une perturbation de la sensibilité du mamelon ?

Après la pose de l’implant mammaire, il existe une perturbation de la sensibilité du mamelon en raison de l’œdème. Cette sensibilité doit revenir rapidement dans les semaines qui suivent. Dans moins de 5% des cas, on observe une modification de cette sensibilité.

La sensibilité peut être diminuée ou même augmentée de façon temporaire ou définitive de manière uni ou bilatérale.

Quelles sont les complications principales liées à l’intervention ?

Comme toute intervention, il existe les risques inhérents à l’anesthésie générale, il est donc indispensable qu’avant l’intervention, soit réalisée une consultation d’anesthésie, un bilan pré opératoire adapté et une mammographie. Les complications les plus fréquentes sont les risques d’infection, d’hématome, de troubles de cicatrisation.

Une mammographie est-elle nécessaire avant l’intervention ?

→ Oui. Le chirurgien vous demandera à titre systématique quel que soit votre âge, de réaliser une mammographie avant l’intervention.

Cette mammographie pourra être complétée selon les cas, par une échographie mammaire.

Le compte-rendu de votre mammographie devra être vu par votre chirurgien avant votre intervention. Cette mammographie sera dans la très grande majorité des cas totalement normale, ce qui permettra au chirurgien de vous poser en toute connaissance de cause des implants mammaires.

Une nouvelle mammographie vous sera demandée à un an de l’intervention et toutes les modifications entre la mammographie avant l’intervention et cette dernière, seront dues à l’intervention.

Cette seconde mammographie vous servira de référence pour votre suivi sénologique auprès de votre gynécologue.

Quels sont les principaux inconvénients des prothèses mammaires ?

Les principaux inconvénients des prothèses mammaires sont liés à leur vieillissement.

  • Le dégonflement pour les implants en sérum physiologique
  • Une formation d’une coque contractile
  • La formation de pli ou de vague
  • Une rupture de l’enveloppe
  • Le déplacement de l’implant
  • La modification de la sensibilité du sein et du mamelon
  • Des interférences avec la mammographie
  • L’apparition de micro calcifications
Peut-on allaiter après la pose de prothèses mammaires ?

Il n’existe aucune contre indication à l’allaitement après l’implantation de prothèses mammaires et ce, quel que soit le type d’implant posé.

Il peut exister des difficultés à l’allaitement, en cas de perturbation de la sensibilité du mamelon.

Cependant des troubles à l’allaitement ne peuvent être imputés simplement à la pose d’implants mammaires.

Des mammographies fréquentes sont-elles nécessaires après implantation mammaire ?

→ Non.

Il n’y a aucune indication de réaliser plus d’examen morphologique du sein que chez d’autres patientes. Une mammographie peut être demandée en cas de d’apparition d’une brusque asymétrie des seins ou de douleurs comme chez toutes femmes. Il est également utile de réaliser une mammographie pour vérifier l’état des prothèses avant d’envisager leur changement.

Existe-t-il un risque de rejet de la prothèse ?

→ Non.

Il n’existe pas à proprement parler de rejet de la prothèse. Les prothèses mammaires sont tout à fait assimilées par l’ensemble des organismes. Il existe cependant la possibilité de voir la prothèse s’exposer (apparition de la prothèse à travers la cicatrice). Cette exposition est secondaire la plupart du temps à une infection ou à des difficultés de cicatrisation.

Ce type de complication est plus fréquent en reconstruction mammaire.

A quoi correspond la capsule ?

La formation de capsule est systématique autour d’un implant. Elle correspond à une réaction à un corps étranger. Elle est valable pour tout organisme humain chez lequel on introduit un corps étranger. C’est une réaction normale de l’organisme qui forme une membrane autour de tout implant afin de l’isoler et de se protéger.

Cette capsule est une enveloppe fibreuse.

Quand parle-t-on de coque ?

On parle de coque quand la capsule s’épaissie et devient une membrane visible ou palpable.

La coque est une capsule rétractile autour d’une prothèse.

On distingue 4 stades de fermeté depuis l’aspect normal indétectable de coque rétractile, avec un sein dur, rond, fixé et parfois douloureux.

La fréquence de cette complication a nettement diminué aujourd’hui car on l’estimait à 30% des cas il y a 15 ans, alors qu’actuellement elle est de l’ordre de 5 à 10 % selon les auteurs et les indications (esthétique ou reconstruction).

Peut-on éviter ou limiter l’apparition de contracture capsulaire ?

Certains implants ont une enveloppe texturée ou rugueuse qui désorganise la réaction fibreuse et diminue nettement le risque de coque, aussi bien en reconstruction qu’en chirurgie esthétique. La position de l’implant joue un rôle important avec une nette diminution des coques en position rétro pectorale par rapport à la position sous glandulaire ou sous cutanée.

La contraction capsulaire est plus fréquente en reconstruction du sein après cancer, qu’en chirurgie esthétique, en raison de l’absence totale de glande mammaire s’interposant entre la peau et l’implant.

Une radiothérapie augmente le risque de contracture capsulaire surtout si elle a lieu après la pose de l’implant. Lorsqu’une radiothérapie est envisagée, il semble préférable d’attendre 12 mois après la fin de la radiothérapie pour pratiquer une reconstruction de la prothèse afin de diminuer le risque de coque.

A quoi correspond les vagues ou les plis de la prothèse ?

Parfois les plis de l’enveloppe de l’implant peuvent être visibles sous la peau, donnant un aspect de vaque, surtout dans la partie supérieure du sein. Ce phénomène est plus fréquent avec les prothèses texturées et lorsque la prothèse est gonflable au sérum physiologique. Pour certains auteurs, le sous gonflage ou le dégonflement partiel de l’implant favorisent ce phénomène. La présence de plis sur la prothèse, est un facteur de rupture ou de dégonflement par usure prématurée de l’enveloppe sous un pli.

En revanche, les vagues sont très rares avec les implants pré remplis de silicone et en raison d’une viscosité très différente du sérum physiologique et de la silicone.

A quoi correspondent le bleed et le siliconome ?

Des particules microscopiques du gel de silicone peuvent passer l’enveloppe des implants mammaires.

Les anglo-saxons appellent ce phénomène « bleed». Il était plus fréquent avec les implants à paroi fine des années 1970-1980.

Actuellement les implants présentent une couche externe plus épaisse dite « low-bleed » limitant considérablement ce phénomène. Ainsi il n’y a pas lieu de rechercher une diffusion du gel de silicone par un dosage de la silicone dans le sang, car notre organisme en contient et en absorbe quotidiennement en particulier par l’application de cosmétique chez la femme.

Le siliconome correspond à leurs réactions à un corps étranger autour de la diffusion du gel de silicone et correspond à un granulome inflammatoire. Il ne correspond en aucun cas à une tumeur bénigne ou maligne.

A quoi correspond la rupture d’une prothèse ?

On parle de rupture d’implant mammaire pré remplie de gel de silicone quand il existe une fuite de son contenu par une brèche de l’enveloppe. Il s’agit d’une rupture intra capsulaire.

Existe-t-ils des facteurs favorisants de rupture ?

→ Oui.

Il existe des facteurs favorisants à la rupture des implants pré remplis. Un traumatisme très violent peut être responsable d’une rupture, de la même manière, les tentatives de rupture externes d’une coque (capsuloclavie externe au squezing) sont à proscrire. C’est surtout l’ancienneté de l’implant et la finesse très importante de l’enveloppe de certains implants des années 1970-1980, qui sont la cause majeure de rupture. Une étude française réalisée en Centre de Lutte contre le Cancer a montré que la moyenne de vie d’un implant de gel de silicone était d’environ 12 ans, ce qui correspond à la période après laquelle la surveillance doit être renforcée afin de dépister d’éventuelles ruptures asymptomatiques. Toute prothèse en silicone laissée plus de 15 jours a beaucoup de chance de voir son enveloppe déliter (vieillissement naturel) et conduire à une rupture sans parfois donner des modifications cliniques du sein.

A quoi correspond un dégonflement d’une prothèse ?

On parle de dégonflement pour les implants au sérum physiologique car il s’agit soit d’une brèche de l’enveloppe, soit d’un problème d’étanchéité de la valve de l’implant. Un dégonflement partiel de l’implant peut subvenir si une quantité de sérum physiologique « transpire » à travers l’enveloppe sans qu’elle soit rompue (l’enveloppe d’un implant est perméable aux petites molécules).

Quel est le pourcentage de dégonflement de prothèses ?

Le dégonflement est beaucoup plus fréquent que la rupture, probablement par la faible viscosité du sérum physiologique pouvant éviter l’enveloppe. En littérature médicale, le dégonflement varie entre 2 et 15 % en fonction de la durée de vie des implants. Ce risque est croissant en fonction du temps.

L’usure normale de l’implant favorisant la survenue d’un dégonflement ainsi un recul plus grand montrerait des dégonflements plus importants.

Comment se manifeste une rupture ou un dégonflement de prothèse ?

Toute modification du sein : volume, douleurs, dureté, apparition d’une coque ou diminution d’une coque doit faire suspecter une rupture d’un implant de gel de silicone. Il faudra alors consulter un chirurgien plasticien pour un examen clinique. Le plus souvent un examen radiologique sera nécessaire.

Pour les implants gonflables, un dégonflement est souvent plus rapide avec en quelques heures l’affaissement du sein qui est vidé de son contenu en sérum physiologique. Toutefois le sérum physiologique est totalement résorbé et reste sans danger pour l’organisme.

Existe-t-il un risque de rupture lors d’une mammographie ?

Il a été décrit des cas de rupture d’implants après une mammographie, mais ces cas sont plus anecdotiques que fréquents. Actuellement les appareils de mammographie sont très bien calibrés et ce risque est quasi nul. Toutefois il est indispensable de prévenir le radiologue de la présence d’implants mammaires avant l’examen.

Existe-t-il une limitation dans l’activité sportive et peut-on prendre l’avion avec des prothèses mammaires ?

Tous les sports peuvent être pratiqués avec des implants mammaires et aucune limitation d’activité n’est imposée chez une patiente portant des prothèses mammaires. Simplement la musculation intensive chez les patientes portant des prothèses mammaires posées en région pré pectorale, peut modifier la forme des implants.

Il est bien évident que la pratique de sport violent peut endommager, par la répétition des chocs, l’enveloppe de la prothèse.

Fort heureusement, tous les moyens de locomotion et en particulier l’avion, peut être utilisé par des patientes porteuses de prothèses sans aucun danger. La peur de l’explosion de prothèses mammaires au cours d’un trajet par avion est une légende absurde de la chirurgie prothétique. Il n’existe aucun danger de ce type là. Un avion est dépressurisé et la prothèse ne court aucun risque.

Que faire en cas de rupture d’un implant ?

Il est conseillé de consulter au plus vite votre chirurgien et de retirer l’implant.

En effet un traumatisme parfois minime peut rompre la capsule et le gel pourrait se diffuser parfois à distance, ou donner un siliconome.

Peut-on retirer facilement l’implant ?

→ Oui.

Pour diverses raisons, le chirurgien peut être amené à retirer la prothèse, parfois même à la demande de la patiente. Dans de rares cas, l’ablation isolée d’une prothèse peut être réalisée sous anesthésie locale. Le plus souvent ce geste est réalisé sous anesthésie générale, surtout si une réduction de la coque est nécessaire ou un geste de remodelage du sein est nécessaire.

Le changement de l’implant mammaire est-il nécessaire ?

→ Oui.

Les prothèses mammaires n’ont pas une durée de vie illimitée et ne sont pas des implants éternels.

Le vieillissement de l’enveloppe nécessite le remplacement de la prothèse en moyenne après 12 ans. L’intervention de changement de prothèses mammaires n’est pas une urgence mais il est conseillé de la pratiquer dans les délais. On rencontre malheureusement trop de patientes qui viennent consulter pour un changement d’implants mammaires après plus de 20 ans. Même en l’absence de signe clinique ou morphologique, il est important de changer l’implant. Quand un certain délai est dépassé, l’enveloppe de l’implant mammaire a totalement fondu, l’enveloppe de la prothèse s’est rompue et le gel de silicone est libre dans sa capsule. Le geste opératoire est donc nettement plus compliqué puisqu’on ne peut pas retirer facilement l’implant et une dissection beaucoup plus importante est nécessaire.

Existe-t-il un risque de cancer avec les prothèses mammaires ?

→ Non.

Cette question a fait l’objet de nombreuses recherches. Il est reconnu et prouvé qu’il n’y a pas de risque de déclencher un cancer du sein par la présence d’un implant mammaire. Il n’a jamais été observé d’augmentation de l’incidence du cancer du sein chez les femmes implantées. Les mêmes implants sont utilisés pour la reconstruction du sein après cancer, et certaines études ont montré qu’il n’y avait pas de différence entre la survie chez les patientes reconstruites. En revanche, la présence d’un implant nécessite un suivi régulier avec mammographie, surtout après une dizaine d’année, l’examen radiographique nécessitant un radiologue entraîné et des techniques appropriées.

Quelle surveillance faut-il instituer après l’implantation de prothèses mammaires ?

Comme chez toute femme l’auto palpation des seins doit être pratiquée mensuellement surtout après les règles. Après une implantation mammaire, il faudra informer votre gynécologue habituel de la présence des prothèses mammaires et généralement il n’y a pas de lieu d’instituer une surveillance particulière. Après plus de 10 ans d’implantation et particulièrement pour des prothèses pré remplies en gel de silicone, il est conseillé de pratiquer une mammographie de contrôle afin de dépister une rupture asymptomatique. Cet examen sera à réaliser en cas de modification du sein (dureté, forme, douleurs). Après reconstruction du sein par prothèse mammaire, en plus de la surveillance carcinologique habituelle, il est conseillé de consulter son chirurgien régulièrement. La surveillance mammographique étant systématique, la découverte d’une rupture asymptomatique est souvent plus précoce.

Quel est le coût moyen de cette intervention ?

Il varie entre 4 000 et 5000 €.

Une prise en charge par l’assurance maladie est-elle possible ?

En cas de reconstruction après cancer, la prise en charge par l’assurance maladie est automatique.

En chirurgie esthétique, l’intervention est totalement à la charge de la patiente. Seules quelques malformations peuvent bénéficier d’une demande d’entente préalable. Cette demande d’entre préalable obéie à une législation très stricte et correspond à des situations cliniques précises (malformations).

Quelle est la durée de l’hospitalisation ?

L’hospitalisation nécessaire est d’une journée en esthétique. Elle se prolonge d’une à deux journées en reconstruction.

Un devis est-il nécessaire ?

→ Oui.

Depuis le 1er janvier 1997, tout acte de chirurgie esthétique dépassant 300 €, impose à votre chirurgien de vous remettre un devis précis de l’intervention. Ce devis précise entre autre, le montant des honoraires du chirurgien, de l’anesthésiste, des frais d’hospitalisation, du prix des implants.

Ce devis devra être lu et signé par la patiente en doubles exemplaires.

Ce devis est également nécessaire en reconstruction du sein après cancer.

Un consentement éclairé accompagne ce devis.

Avant toute intervention chirurgicale, et particulièrement en chirurgie esthétique, il faut informer les patients des risques et inconvénients éventuellement liés à cette intervention. Une notice d’information vous sera remise. Il s’agit en général de la notice d’information officielle de la Société Française de Chirurgie Plastique et Esthétique.

Ce document écrit est remis à la patiente. Il comporte les inconvénients et les risques liés à l’implantation mammaire. Ce document sera remis au chirurgien daté et signé, après lecture attentive et d’éventuelles demandes d’information de la patiente.

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